Cette semaine, nous avons parlé du résultat des élections en France, bien évidemment. Mais en marge des résultats, j'ai expliqué dans certaines classes que des journalistes n'avaient pas reçu d'accréditation ( = autorisation pour couvrir un événement) pour la soirée électorale de Marine Le Pen (Front National) dimanche soir. Le parti a accordé des accréditations à certains et non à d'autres. Les journalistes ont protesté une première fois contre cette façon de procéder après le 1er tour des élections mais cela n'a rien changé. Du coup, par solidarité pour leurs confrères qui n'ont pas pu entrer, ceux qui avaient obtenu une accréditation ont également décidé de ne pas couvrir l'événement ou de le faire mais de l'extérieur : une manière de protester contre les décisions arbitraires du FN. Le FN se défend en arguant du fait qu'il n'y avait pas de places pour tout le monde. Mais ces arguments semblent peu crédibles car certains s'y sont pris bien à l'avance et n'ont pas obtenu d'accréditation alors que d'autres, nettement plus tardifs, ont reçu le précieux sésame.

Nous avons vu que dans un état démocratique, il était très grave de tenter d'intimider un journaliste ou de l'empêcher de faire son travail. On appelle cela la LIBERTE DE PRESSE : c'est un droit fondamental dans un pays libre. Nous avons vu que dans les dictatures, les journalistes n'avaient pas le droit de dire tout ce qu'ils voulaient, ni ce qu'ils pensaient et qu'ils risquaient gros s'ils le faisaient... 

 

Une quinzaine de médias interdits d'entrée à la soirée électorale du FN

Le parti frontiste explique son choix en raison d'un " manque de place ". Le Monde | * Mis à jour le Sur Twitter, des journalistes des sites Buzzfeed, Mediapart, Les Jours, Rue89, StreetPress, Politico, Bondy Blog, Explicite, Brut, Konbini, mais aussi de l'hebdomadaire Politis ou de l'émission " Quotidien ", présentée sur TMC par Yann Barthès, ont indiqué s'être fait refuser l'accréditation par le parti d'extrême droite.

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